L’avantage avec Claire Diterzi c’est qu’elle crée en bousculant la musique. Et comme forcément elle a de la voix et d’avantage, il fallait bien qu’un jour elle retourne le monde de la musique. C’est le cas de 69 B.P.M., projet total hors norme et sans précédent dont l’onde de choc se répercute de l’infiniment petit son à sa grande théâtralisation: pour quoi et pour qui joue-t-on ? A quoi sert un disque aujourd’hui? Qu’est-ce que l’essence de la musique ? Entièrement produit par l’auteur qui vole désormais de ses propres ailes, ce nouveau projet (et surtout pas seulement album) libère la juste mesure d’une énergie dévastatrice. Peu après les souffrances sublimes d’une femme cassée (Le salon des refusées, 2013), l’heure est au coup de poing : je suis une femme qui a des couilles et je viens tout péter. C’est comme un deuxième round de combat à la motivation vengeresse – rien de moins qu’un retour aux sources pour cette punk de naissance.

Patrice Pluyette

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le journal de bord

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